Consulter les ventes DVF par adresse : mode d'emploi

    6 min de lecturePublié le 21 octobre 2026Mis à jour le 21 octobre 2026

    Pourquoi consulter les ventes DVF autour d'une adresse

    Avant d'acheter, de vendre ou simplement de vérifier un prix, la question est toujours la même : à combien se sont réellement vendus les biens comparables, ici, récemment ? La base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), tenue par l'administration fiscale (DGFiP), est la seule source publique qui y réponde avec des prix réellement payés - pas des prix d'annonces.

    Encore faut-il savoir la consulter. Voici les différentes méthodes, de la plus simple à la plus technique, et les bons réflexes pour en tirer une information exploitable.

    Méthode 1 : l'application officielle de l'État

    L'application « Données de valeurs foncières », accessible sur app.dvf.etalab.gouv.fr, est l'outil grand public de la DGFiP.

    Pas à pas :

    1. Saisissez l'adresse dans la barre de recherche, ou naviguez sur la carte jusqu'au secteur.
    2. Zoomez jusqu'au niveau de la rue : les ventes apparaissent sous forme de points.
    3. Cliquez sur un point pour voir le détail : date de mutation, prix, surface, type de bien, nombre de pièces, référence cadastrale.
    4. Filtrez par période et par type de bien dans le panneau latéral.

    L'outil est gratuit et officiel, mais il affiche les ventes brutes : aucune synthèse, aucun prix au m² calculé, aucune actualisation. C'est à vous de faire le tri et le calcul.

    Méthode 2 : l'outil Patrim des impôts

    Depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr, le service « Patrim » donne accès aux mêmes données avec des filtres plus précis : localisation, type de bien, plage de dates, surface.

    Limites à connaître : 50 résultats maximum par requête, une interface rigide, et toujours aucun calcul de prix au m² pondéré. Utile pour vérifier une vente précise, moins pour bâtir une estimation.

    Méthode 3 : les fichiers bruts sur data.gouv.fr

    Les fichiers CSV annuels sont téléchargeables gratuitement sur data.gouv.fr, sous Licence Ouverte 2.0. C'est la voie des data scientists et des professionnels : chaque fichier fait plusieurs centaines de Mo et demande un traitement (nettoyage, géocodage, filtrage des mutations anormales) avant d'être exploitable.

    Méthode 4 : un outil d'estimation automatisé

    Des services comme Copilot Immo font ce travail à votre place : vous entrez l'adresse, l'outil récupère les ventes DVF des sections cadastrales voisines, filtre les transactions non représentatives, calcule un prix au m² pondéré par la distance et la récence, et actualise chaque vente au dernier trimestre connu via l'indice Notaires-Insee. Une estimation gratuite et sans inscription vous montre directement la liste des comparables utilisés, avec leur prix réel et leur prix actualisé.

    Les bons réflexes pour exploiter les ventes trouvées

    Quelle que soit la méthode, la qualité de votre analyse dépend de quatre filtres.

    1. Restreignez le périmètre. En ville, visez un rayon de 300 mètres autour de l'adresse. En zone périurbaine, 500 mètres à 1 kilomètre. En zone rurale, la commune entière. Un prix au m² peut varier de 30 % d'un quartier à l'autre dans la même ville - comparez par exemple les prix immobiliers à Lyon quartier par quartier.

    2. Comparez des biens comparables. Appartement à appartement, maison à maison. Surface à ± 20 %. Même ordre de grandeur de pièces. Une maison avec jardin ne se compare pas à un pavillon mitoyen sans extérieur.

    3. Limitez la période. Retenez les ventes des 12 à 18 derniers mois. Au-delà, actualisez avec un indice de prix ou écartez la vente.

    4. Écartez les transactions anormales. Ventes entre membres d'une famille à prix symbolique, démembrements de propriété, viagers occupés, ventes forcées : ces montants figurent dans la base mais ne reflètent pas le marché. Un prix au m² inférieur de moitié à la moyenne du secteur est presque toujours un de ces cas.

    Ce que la DVF ne vous dira pas

    La base connaît le prix, la date, la surface et l'adresse - mais pas l'état du bien, pas le DPE, pas la vue, pas les travaux réalisés. Deux appartements identiques dans le même immeuble peuvent valoir 20 % d'écart selon leur état. La consultation DVF donne donc une base solide, qu'il faut ensuite ajuster aux caractéristiques propres du bien. C'est exactement ce que fait l'analyse IA de Copilot Immo dans la seconde étape de l'estimation.

    Questions fréquentes

    Oui. La base DVF conserve l'historique depuis 2014 : en cherchant une adresse, vous voyez toutes les mutations enregistrées pour ce bien, ce qui permet de suivre l'évolution de son prix.

    Non. Seules les informations sur le bien et la transaction sont publiques (prix, date, surface, adresse). L'identité des parties est protégée.

    Deux raisons possibles : le délai de publication (4 à 6 mois entre l'acte et l'intégration), ou une exclusion de la base (cession de parts de SCI, certaines ventes VEFA, zones hors DVF comme l'Alsace, la Moselle et Mayotte).

    Comparez-le au prix au m² moyen du secteur. Un écart supérieur à 40 % signale presque toujours une transaction atypique : vente familiale, démembrement, viager ou bien très dégradé.

    Oui, partout : l'application de l'État, Patrim, les fichiers data.gouv.fr et l'estimation Copilot Immo sont gratuits. La base est publiée sous Licence Ouverte 2.0, qui autorise toutes les réutilisations.

    Pourquoi Copilot Immo est l'outil de référence pour estimer un bien immobilier ?

    Contrairement aux outils classiques qui calculent une moyenne de ville, Copilot Immo s'appuie sur les ventes DVF enregistrées par l'administration fiscale (DGFiP), avec une précision au quartier près. 100% indépendant, sans email obligatoire.

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